Japan tour - spot - l'état d'esprit japonais


Touriste ou pas, le japonais est serviable en toutes circonstances, y compris lorsque ce n’est pas son problème ou lorsque votre gamin a choisi le pire endroit du monde pour déclarer sa gastro, tandis que vous vous demandez désespérément ce qu’il faut faire (à part vous enfuir en hurlant à l’injustice).

Croyant mais discret, le japonais opère régulièrement une prière au temple, consistant en une courbette, un jet de pièce, une autre courbette, un double tapage de mains, puis une dernière courbette. Rapide, mais chirurgical. Le commerçant vous tend souvent votre carte bancaire ou le ticket de caisse à deux mains (et prendre ledit document à une main revient à le déconsidérer, donc un peu d’éducation ici).

La discrétion se retrouve dans les mœurs  : rares sont les effusions ou emportements constatés dans un lieu public, les couples se tenant par la main se comptant d’ailleurs sur les doigts de celle-ci. Inutile donc de se balader en galochant sa copine en espérant faire état de sa libération des mœurs  , sauf à attendre en retour quelques détournements de regards gênés ou froncements de sourcils vaguement réprobateurs. Enfin, le japonais a confiance en son pays. Si le gouvernement ou la mairie se force à imprimer des mini-guides de self-protection, ils semblent souvent plus destinés aux touristes, et parfois même plus tournés vers vers la prévention de délits PAR le touriste (ex  : n’importez pas de drogue, gardez votre passeport sur vous…).



Dans le train, le japonais est courtois, même quand tu t’as assis à sa place réservée car tu ne comprends rien à l’endroit où tu es. Le contrôleur de train sourit et opère une courbette à l’entrée et à la sortie de chaque wagon, soit généralement 22 courbettes par passage, et toujours associée à une formule de politesse (ce qui est bien plus facile à faire quand tout le monde a bien payé son billet, va tenter ça dans le RER A à Cergy en heure de pointe, le goudron et les plumes seront prêts).

Enfin, le japonais est confiant  : aucune fouille de sac à l’entrée ou sortie des musées, pas de bippers antivols à la sortie des magasins, et les rares antivols vélos observés sur les véhicules garés étaient soigneusement acccrochés...sur le guidon, avec la clé.




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