On ne va pas
se mentir, le Français que je suis a pleinement ressenti
le choc des cultures sur ce point. Pourtant l’offre est
théoriquement pléthorique, entre les combinis (les
franprix 24H/24 japonais) regorgeant de plateaux «
bento », les innombrables échoppes de ramen,
soba et autres joyeusetés, où les distributeurs de
boisson placés à tous les coins de rue.
Mais le constat reste un peu rude : les distributeurs
regorgent certes de boissons salvatrices face à la
canicule d’aout, mais ces dernières sont soit des
thés quasiment imbuvables pour le palais non
préparé (« ça va, ça
passe », estiment cependant certaines), soit
gorgés de sucre, soit encore alcoolisés
(bourré, à 10H youhou!).
Les bentos sus-évoqués (disponibles en masse dans
les combinis type Lawson – bons mais qui te piquent des com lors
des retraits d’argent, 7 eleven -bof mais variés - ou
Family mart - notre chouchou pour les repas sur le pouce
à cause des jus cool) sont souvent vraiment
génériques et fades, malgré le passage au
micro-ondes proposé par l’échoppe (même pour
ceux contenant de la salade verte!!).
Globalement, le choix d’achat se porte donc souvent sur le petit
triangle « pain de mie » bien moins
typique, avec comme dessert un bout de pastèque (à
pris d’ami ici) ou un kilo de pommes en sus pour finir de
claquer un budget et montrer tout notre pouvoir d’achat
français (5 euros les 4 pommes, à ce prix
là tu manges le trognon). Laisser tomber les
gâteaux (comme les grenouilles terribles : plus il y
a de couleur, plus du vas prendre cher) et le raisin blanc
à 20 euros la grappe (sauf pour pavoiser sur Ginza en le
portant en écharpe).

celui-là il ne faut SURTOUT pas l'acheter
Niveau « service à table », le
soba-stand, très fréquenté par les
japonais, reste une bonne option mais pouvant aussi lasser
après 13 fréquentations d’affilée (yakisoba
grillées, zarusoba froides, cheese soba, loose soba
parfois...), et toujours sans dessert potable évidemment
(ce qui peut choquer un enfant de 5 ans qui demandera de 12H40
à 16H30 : « papa on le finit quand le
repas? »).
Bref un peu de nostalgie au niveau culinaire côté
français, et peut être aussi parfois au niveau
japonais, tant ceux-ci raffolent des dénominations
françaises pour leurs échoppes («
café chic », « pain
quotidien » et autres associations aussi incertaines
que touchantes) voire annoncent carrément «
pâtisserie française » (les pires),
sans toutefois, évidemment, proposer le moindre met
familier (c’est un pain choco ça ?? t’as
déjà lu la convention de Genève sale
monstre?).
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