Ce sujet a
été longtemps débattu dans la meute, le
Japon étant une destination réputée
« chère », mais notre moyen
terme budgétaire a fini par donner de bons
résultats qui pourront aider les tour operators en
herbe.
Concernant les
vols, si le prix de 800 euros AR par personne est
« la base », rajouter « un
peu » (genre 200 euros) pourra permettre par
exemple d’arriver à Tokyo et de repartir d’une autre
ville (Fukuoka pour nous), évitant ainsi d’avoir
à faire une boucle et de perdre le gain en se chopant
un railpass plus long.
Concernant les
transports locaux, le railpass (gratuit pour les moins de 6
ans, demi-tarif pour les enfants plus grands) est clairement
une bonne affaire, pour peu que le voyage prévu
amène à faire au moins deux «
grands » trajets (ex : Tokyo-Kyoto + un
autre), d’autant que le pass intègre les navettes
aéroports (le pass se récupère à
l’aéroport) et permet de réserver gratuitement
une place assise quand on n’est pas trop boulet (rappel
: réserver de façon « normale
» double quasiment le tarif). Attention par contre
à ce que les grands trajets soient ramassés, la
carte étant attribuée par périodes de 7
jours consécutifs. Pour un voyage Tokyo-only, la carte
Suica peut se révéler une alternative
parfaitement viable et évitera de jouer au comptable
devant les bornes. Attention au bus toujours un peu plus cher,
même si on reste dans le raisonnable.
L’hébergement
est
cher, en hotel comme en ryokan (et il serait dommage de ne pas
ryokaniser pour un premier voyage). Le Ryokan permet aussi
d’éviter les petites blagues des hôtels dont les
standards sont on ne peut plus aléatoires à
tarif égal. Notre plan de réservation nous a
mené à des nuits allant de 130 à 250
euros la nuit (pour deux adultes et deux enfants),
évidemment hors craquage pour des établissements
« supérieurs » (avec la source
à domicile ou le dîner de pacha inclus).
Attention aux petits-dej d’hotels, souvent immondes, et
à celui des ryokan, souvent typique (poisson, soupe
miso, omelette : laisse tomber la confiture.
Franchement, j’ai beau avoir l’estomac aventureux, le poisson
au p’tit déj, j’ai du mal).
Manger au
Japon ne coûte pas cher. Les combinis peuvent permettre
d’organiser un dîner pour 4 à 20 euros, tandis
que le soba-stand facturera 50 euros le même repas et
écartèlera la petite faim jusqu’au repas
suivant. Attention par contre, le japonais
petit-déjeune tôt (7H à 7H30),
déjeune tôt (manger à 12H30, c’est TARD)
et dine tôt (18H30 les gars, on maaaaaange). Bref un
budget moyen de 30 euros par jour et par personne (ou 80 euros
avec le budget « loisirs et frais «
autres » inclus) est généralement un
bon prévisionnel, sauf à manger du bœuf à
Takayama ou du homard à la feuille d’or à
Kanazawa .
Côté
frais « cachés », attention au
cours euros-yens qui tend à s’effondrer en début
d’été au détriment de l’euro, faisant en
sorte de rajouter quelques dizaines d’euros au prix des
réservations (peu utilisent le pré-paiement
intégral, ce qui nous a bien plu en février, et
bien fait mal aux fesses au moment de payer en août). De
même payer ou retirer ajouter généralement
2 % à l’ensemble des opérations locales,
en plus de la petite commission de 216 yens forfaitaires
prélevée par Lawson (vilains!) en cas de retrait
dans leur chaîne de combinis.
Dans les
« indispensables » à
gérer avant de partir, le pocket wifi (100 euros pour 3
semaines, ça va) se montre salvateur pour sa connexion
au top et son utilisation possible partout en journée
(même quand vous êtes paumé dans une
rizière de l’eau à mi-mollet). Penser aussi
à mettre le portable en mode-avion au passage de
frontière, à défaut de quoi tout message
envoyé ou mo de data utilisé ira se planter
droit dans votre petit coeur de radin.
Bref, partir
au Japon à 4 (2 adultes un gnome, un micro) pendant 20
jours utiles (22 jours au total), en « all cost
included » et en bougeant partout, ça fait
dans les 13 000 euros, soit 3300 euros par personne. A
condition évidemment de ne pas passer par l’agence de
voyage « qui t’enfume » alors que tout
se gère bien en « tout seul comme un
grand » via booking et edreams (merci encore une
fois l’état d’esprit japonais). Et surtout de savoir
absolument se passer de raisin blanc pendant 3 semaines.