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Si les
principes de base diffèrent peu de la capitale (tenir sa
gauche, réseaux de train, bus ou métro multiples
et tentaculaires…), nos passages dans les différentes
villes et « villages » (90 000 habitants
pour le plus petit, ça fait beaucoup de gaulois quand
même) nous a permis de dégager quelques tendances.
L’utilité du JR pass à l’intérieur de Kyoto
et Osaka a été confirmée (chaque grande
ville dispose d’une ligne JR) mais nous a parue moins
évidente qu’à Tokyo, où le réseau JR
circulaire de la Yamanote permettait vraiment de rallier la
quasi-totalité des points d’intérêt.
Ailleurs, nous avons ressenti un petit côté
« toujours là, mais toujours un peu à
l’empêbre » qui nous a souvent incité
à couper par le métro (et jouer avec les
différents distributeurs de tickets, joie sans pareille)
ou à prendre le bus (plus cher, et où il faut
comprendre qu’on rentre par l’ARRIERE et on sort par l’AVANT, en
payant son ticket « distance » au
besoin). Les lignes intercités JR des différentes
villes sont conformes au concept de base, à savoir
bondées, avec cette petite particularité
liée au fait que malgré les indications
apposées et ta posture de nouille trop cuite entre deux
baguettes, les gars sur les strapontins « amovibles
» vendront leur mère pour ne pas se lever, ce qui
est universellement accepté (encore des innocents qui se
feront éplucher fin en visitant Paris).
Plus que Tokyo, des villes comme Kyoto ou Takayama promeuvent
l’usage du vélo, prêté par les hôtels
ou loué par des entreprises dédiées. Cela
paraît charmant et « typique »,
mais restera totalement déconseillé par nos
soins : outre le manque d’habitude liée au partage
de voie avec ces connards de piétons français qui
marchent tout le temps en zigzag et ne goûtent
guère à la caresse de la gomme tendre, il faudra
composer avec les inévitables grosses artères
où votre vélo pèsera forcément moins
lourd que les grosses Toyota du natif. L’idée de
pédaler en centre-ville piéton sera rapidement
mise à mort, que ce soit par un simple mais implacable
panneau d’interdiction ou par les retrouvailles chaleureuses
avec le piéton tartiné quelques heures plus
tôt.
Enfin, il nous est arrivé de croiser quelques
curiosités, comme ces wagons de métro
réservés aux femmes à Osaka, qui pourraient
nous faire douter de la moralité de l’homme de
« province » si nous n’étions pas
déjà au bord de l’apoplexie dans le wagon
d’à côté.
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