Japan tour - spot - partir 3 semaines avec deux valises cabines pour 4 (et laver son linge sans passer pour un con)


Pour laver son linge au Japon, il y a des machines à laver mises à disposition (pratique courante dans les ryokan et dans les hôtels de bon gout). Au début, tu hésites à laver ton linge dedans parce qu’il est 23h et qu’on est au Japon les gars, les murs sont en papier mâché. Et puis comme tu te rends compte très vite que les gens s’en balancent grave et la font tourner encore à minuit et demie, tu fais pareil.

La machine est très large. Le tambour tourne à l’horizontale (c’est bizarre mais hypnotisant). Et c’est lavé à l’eau froide (c’est écolo certes mais peut-être pas super lavant. Peu importe au fond, ton linge ne poke plus, c’est déjà pas si mal). En revanche tu te crames les doigts quand tu sors tes fringues du sèche-linge. Faudrait voir à rééquilibrer un peu tout ça.

Le fonctionnement des machines (lave-linge et sèche-linge) est assez simple  : tu mets la thune (trois pièces de cent yens, la pièce de cent yens étant l’alpha et l’oméga de la vie quotidienne au Japon) et ça se lance tout seul. Ou alors il y a plein de boutons mais les tenanciers du ryokan ont mis sous l’un «  start  » et sous tous les autres «  no  », du coup tu hésites assez peu de temps sur la marche à suivre.

Un truc bien relou  : étendre son linge au Japon. Comme dans tous les films et jeux vidéo, le Japonais étend son linge sur un petit bidule en plastique, rond ou ovale, avec des petites épingles en plastique dessus, accrochées à un cercle extérieur et un autre intérieur. Quand tu as un t-shirt d’adulte à mettre, tu te retrouves face à un dilemme terrible  : soit tu étends ton t-shirt en travers du petit rond (soit le long du diamètre), mais ça bouffe toute la place des petites épingles du cercle intérieur (et tu vas faire comment pour les chaussettes?), soit tu le mets sur un côté. Mais évidemment, si tu mets ton t-shirt sur un côté du cercle (le long d’un hémisphère, donc), tu te retrouves avec ton étendoir déséquilibré qui pendouille d’un côté et rend donc le reste des petites épingles hors de portée. Ou alors, si l’étendoir est à hauteur de visage humain, ton t-shirt se retrouve à toucher le sol (alors que tu viens de le laver, c’est un tantinet pénible).

Bref, tu te retrouves à faire un savant jeu d’équilibre avec ton t-shirt d’un côté, qui pèse une demi-tonne par rapport au reste de tes chaussettes et autres slips. Et le temps d’étendre tout ça, un bon paquet de petites épingles t’aura claqué entre les doigts en laissant s’échapper un petit fil de fer (tu l’avais pas vu, celui-là) qui fait bien mal. Addendum  : à Kyoto, t’as pas le droit à l’étendoir circulaire. L’hôte a mis une barre de fer sur le balcon et tu te débrouilles pour enfiler slips, t-shirts, jupes et chaussettes (non, là j’ai pas trouvé pour les chaussettes) sur ladite barre. C’est extrêmement relou. Décidément ces gens ont un problème avec la question de l’étendage.


Bonus pratique sur le matos à emporter dans sa valise cabine  : avec deux enfants peu à même de trimballer leur propre valise, plus la trouille de paumer une valise dans la soute, décision a été prise de ne partir qu'avec des valises cabine, deux pleines à l'aller, une troisième prévue pour les achats et souvenirs divers.

Si on dort dans un ryokan, il est donc possible d'avoir accès à une machine à laver. Les règles varient suivant le lieu  : pour certains, on peut avoir machine + sèche-linge pour 300 yens, ailleurs c'est gratuit mais il faut aller étendre le linge dans la rue ou sur ton balcon, pour d'autres c'est 200 yens et t'as pas le séchoir mais on t'en apporte un dans ta chambre (spoiler  : ça sèche pas). Les établissements proposent tous erviettes, shampooing, savon, brosse à dents et souvent même rasoir et peignes, en plus des yukatas comme tenue d'intérieur, donc inutile de ramener toute sa salle de bains. Prendre quand même un petit savon de Marseille au cas où il n'y aurait pas de machine et qu'il y aurait une urgence...

Bilan valises pour 4  : un change complet par personne + la tenue portée le jour du départ, ce qui fait 4 tenues complètes pour trois semaines + les trousses de toilette et de secours (avec les médicaments et matos indispensable mais relou, comme l'inhalateur en cas d'asthme de l'héritier) + les doudous (forcément) et des ponchos au cas où, ça rentre à l'aise dans deux valises cabine et ça vous laisse une troisième valise pour ramener les prospectus mignons, les machins en plastique qui auront tapé dans l'oeil des enfants, des petits bols avec des chats trop chous, des baguettes, un kimono, bref, autant de merveilles qui feront de votre 3e valise un coffre à trésors.




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