Pour laver son linge au
Japon, il y a des machines à laver mises à
disposition (pratique courante dans les ryokan et dans les
hôtels de bon gout). Au début, tu
hésites à laver ton linge dedans parce qu’il
est 23h et qu’on est au Japon les gars, les murs sont en
papier mâché. Et puis comme tu te rends compte
très vite que les gens s’en balancent grave et la
font tourner encore à minuit et demie, tu fais
pareil.
La machine est
très large. Le tambour tourne à l’horizontale
(c’est bizarre mais hypnotisant). Et c’est lavé
à l’eau froide (c’est écolo certes mais
peut-être pas super lavant. Peu importe au fond, ton
linge ne poke plus, c’est déjà pas si mal). En
revanche tu te crames les doigts quand tu sors tes fringues du
sèche-linge. Faudrait voir à
rééquilibrer un peu tout ça.
Le
fonctionnement des machines (lave-linge et sèche-linge)
est assez simple : tu mets la thune (trois pièces
de cent yens, la pièce de cent yens étant
l’alpha et l’oméga de la vie quotidienne au Japon) et
ça se lance tout seul. Ou alors il y a plein de boutons
mais les tenanciers du ryokan ont mis sous l’un «
start » et sous tous les autres «
no », du coup tu hésites assez peu de temps
sur la marche à suivre.

Un truc bien
relou : étendre son linge au Japon. Comme dans
tous les films et jeux vidéo, le Japonais étend
son linge sur un petit bidule en plastique, rond ou ovale,
avec des petites épingles en plastique dessus,
accrochées à un cercle extérieur et un
autre intérieur. Quand tu as un t-shirt d’adulte
à mettre, tu te retrouves face à un dilemme
terrible : soit tu étends ton t-shirt en travers
du petit rond (soit le long du diamètre), mais
ça bouffe toute la place des petites épingles du
cercle intérieur (et tu vas faire comment pour les
chaussettes?), soit tu le mets sur un côté. Mais
évidemment, si tu mets ton t-shirt sur un
côté du cercle (le long d’un
hémisphère, donc), tu te retrouves avec ton
étendoir déséquilibré qui
pendouille d’un côté et rend donc le reste des
petites épingles hors de portée. Ou alors, si
l’étendoir est à hauteur de visage humain, ton
t-shirt se retrouve à toucher le sol (alors que tu
viens de le laver, c’est un tantinet pénible).
Bref, tu te
retrouves à faire un savant jeu d’équilibre avec
ton t-shirt d’un côté, qui pèse une
demi-tonne par rapport au reste de tes chaussettes et autres
slips. Et le temps d’étendre tout ça, un bon
paquet de petites épingles t’aura claqué entre
les doigts en laissant s’échapper un petit fil de fer
(tu l’avais pas vu, celui-là) qui fait bien mal.
Addendum : à Kyoto, t’as pas le droit à
l’étendoir circulaire. L’hôte a mis une barre de
fer sur le balcon et tu te débrouilles pour enfiler
slips, t-shirts, jupes et chaussettes (non, là j’ai pas
trouvé pour les chaussettes) sur ladite barre. C’est
extrêmement relou. Décidément ces gens ont
un problème avec la question de l’étendage.
Bonus pratique sur le
matos à
emporter dans sa valise cabine : avec deux enfants peu
à même de trimballer leur propre valise, plus la
trouille de paumer une valise dans la soute, décision a
été prise de ne partir qu'avec des valises cabine,
deux pleines à l'aller, une troisième
prévue pour les achats et souvenirs divers.
Si on dort
dans un ryokan, il est donc possible d'avoir accès
à une machine à laver. Les règles varient
suivant le lieu : pour certains, on peut avoir machine +
sèche-linge pour 300 yens, ailleurs c'est gratuit mais
il faut aller étendre le linge dans la rue ou sur ton
balcon, pour d'autres c'est 200 yens et t'as pas le
séchoir mais on t'en apporte un dans ta chambre
(spoiler : ça sèche pas). Les
établissements proposent tous erviettes, shampooing,
savon, brosse à dents et souvent même rasoir et
peignes, en plus des yukatas comme tenue d'intérieur,
donc inutile de ramener toute sa salle de bains. Prendre quand
même un petit savon de Marseille au cas où il n'y
aurait pas de machine et qu'il y aurait une urgence...
Bilan valises
pour 4 : un change complet par personne + la tenue
portée le jour du départ, ce qui fait 4 tenues
complètes pour trois semaines + les trousses de
toilette et de secours (avec les médicaments et matos
indispensable mais relou, comme l'inhalateur en cas d'asthme
de l'héritier) + les doudous (forcément) et des
ponchos au cas où, ça rentre à l'aise
dans deux valises cabine et ça vous laisse une
troisième valise pour ramener les prospectus mignons,
les machins en plastique qui auront tapé dans l'oeil
des enfants, des petits bols avec des chats trop chous, des
baguettes, un kimono, bref, autant de merveilles qui feront de
votre 3e valise un coffre à trésors.