Japan tour - day 7 : Kanazawa


Le soleil se lève sur les montagnes japonaises. Notre Ryokan Kanazawandais ® se révèle incroyablement plus spacieux que son homologue de la capitale, même si une petite frayeur nous a parcouru quand la patronne, qui avait installé 3 futons, nous a indiqué que la réservation n’était «  que pour 3  » (mais ça va, Chonchon n’a finalement pas eu à dormir sur la table, ladite patronne s’empressant de réparer sa méprise grand renforts de sourires et d’efforts pour parler un anglais le plus juste). Nous goutons à notre premier «  petit déjeuner inclus  », totalement traditionnel avec saumon, riz, calamar, tofu et omelette (ce qui aurait déclenché une révolution enfantine encore 5 jours avant, mais les «  petites madeleines japonaises  » des cinq derniers jours sont passées par là...et tout le monde est ravi).

Côté «  bol d’air loin du monde  », ma moitié me confirme ce que la gare de la veille m’a déjà fait entre apercevoir  : Kanazawa n’est pas la bourgade de Paumette en Vexin, mais une véritable ville de 400 000 habitants. Il faut donc véritablement s’éloigner un peu du centre urbain et rejoindre la vieille ville, ce pour quoi nous sommes venus. Là, plusieurs spots valent clairement le coup, d’autant que le caractère «  culture et  nature  » du lieu permet de ne croiser ni américain grobidineux, ni coréen malpoli (mais un nombre assez significatifs de français et italiens, bande d’intellos va). Entre le quartier des geishas, qui propose des ruelles figées dans le temps, voire quelques visites de maisons de thé, échoppes (notamment confiserie :-)) reconstituées voire encore actives, ou même des spectacles nocturnes «  avec de vraies geishas (de 50 ans) dedans  » (mais seulement si tu vends une moitié de poumon), il y a bien plus à faire que ce qui avait été imaginé, pour un dépaysement total et une densité touristique admirable. Plus près de la gare, le marché «  typique  » offre à la maisonnée une opportunité incroyable d’accéder à une grappe de raisin et un sixième de pastèques à se partager sans couteau, ce qui donnera lieu à moult conséquences qui seront tues, mais en aucun cas regrettées (des fruits bordel, yeahhh !!).

Pas loin, et plus notablement peut être, une maison de samurai de la famille Nomura, l’une des seules non totalement cramées à la fin de l’époque féodale japonaise, propose une authentique expérience, de même que le musée de la feuille d’or, véritable art exclusif de la ville (les marchandises dorées sont exportées dans tout le Japon voire au-delà). Le château de Kanazawa montre un visage chatoyant, même si son intérieur, comme celui de bon nombre de ses contemporains, se montre particulièrement «  sobre  », pour rester poli (mais comme disait notre guide «  c’est pas Versailles les châteaux japonais, on n’y amenait pas nos maîtresses NOUS»). Intéressant aussi de voir que les constructions aussi majeures sont le fruit d’empilements ultraprécis de pierres même pas scellées (avec des petits cailloux insérés parfois pour faire tenir les gros, la «  stéréotomie  » qu’on appelle ça mdame). Le jardin Kenroku a vraiment de la gueule, au point d’éclipser la référence «  passable  » à cette étape du voyage, à savoir les jardins du palais impérial de Tokyo.

A la sortie, un membre féminin du groupe insiste pour foncer investir dans tout un tas de choses dorées à la feuille d’or (gâteaux, bijoux, bibelots, vêtements…). Il est heureusement déjà 17H, et les principaux magasins sont fermés. Le bilan consistera donc en 4 cartes postales et trois gâteaux  : Bercy me félicitera certainement pour cette glorieuse austérité.
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