Beppu, c’est comme l’onsen
à 43 degrés. C’est bien mais il faut savoir en
sortir. Décision est donc prise de ne pas y passer une
nouvelle matinée et de filer vers Fukuoka dès le
petit déjeuner (il était initialement prévu
de n’y arriver que le soir).
Nous montons dans un train de la
glorieuse Kyushu Railway company, qui te secoue comme une
vieille salade dans son panier, mais qui a une certaine
classe : il y a du parquet par terre et certains trains
sont décorés de petits chiens mignons. Et surtout,
quand le train change de sens car il a atteint une gare
« cul de sac » (sans hobbit), tu peux
(enfin, tu DOIS) tourner ton siège pour être dans
le sens de la marche cher à mamie.
Arrivés à Fukuoka
(dont la prononciation avait donné tant de fil à
retordre à la dame du service client de Korean Air), nous
posons les valises à l’hotel et en avant marche !
Direction la jolie galerie couverte bordée de commerces
(la même qu’à Hiroshima, et Kyoto, et toutes les
autres villes en fait), puis un temple parce qu’il faut parfois
remettre du temple au menu, surtout quand il abrite le plus gros
Bouddha en bois du monde (c’est cool hein les enfants?).
Attention on n’est pas au Todai-ji non plus, et la visite est
assez simple : tu payes 50 yens par personne, puis tu
rentres voir le Bouddha, et puis tu sors. Dans le pire des cas,
si tu as des envies d’aventures, tu peux toujours faire le petit
parcours qui passe par dessous, avec des tableaux de Bouddha, de
démons en pleine danse macabre et puis un parcours dans
le noir (censé être un symbole de purification et
de renaissance...mmm oké). Forts de notre passage
culturel, nous finissons la journée en mode «
shopping », à grand renfort de promesses de
glaces pour les enfants courageux et puis….c’est fini.
Nous arrivons au bout de notre
programme, et approchons de l’heure des «
formalités de retour » (renvoyer notre pocket
wifi sans se gourrer de boite aux lettres et perdre
simultanément notre autonomie, faire les cartes
d’embarquement sur le site qui plante….). Histoire de marquer le
coup, nous envisageons un dernier repas «
typique » . Malheureusement, quand nous
passons devant le quartier des restaurants, l’héritier
n°1 se plaint qu’il n’a pas faim, et quand il tombe
subitement en hypoglycémie, nous sommes dans le quartier
des robes à froufrous, avec deux restos qui se battent en
duel.
Opérant un choix
cornélien pour celui spécialisé en fritures
et charbon de bois, nous déchantons rapidement :
d’abord, le poulet cramé au charbon de bois, c’est pas
bon. Ensuite, ledit restaurant a le mauvais goût
d’afficher à la carte des glaces au yuzu (la nouvelle
passion des enfants depuis le début du voyage), mais
« en fait non ». Soit. Nous finirons
donc le séjour avec un bubble tea bien peu typique
(et bien degueu), en regrettant presque de ne pas avoir fait un
Starbucks.
Peu importe. Les estomacs sont
remplis, et nous aurons de toutes façons une revanche
culinaire à prendre à notre retour en France.