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On commence par une petite visite
expresse de l’aquarium d’Osaka (surprenant par sa configuration en
colimaçon et la diversité des espèces
présentées, en particulier requin baleine, manchots
et dauphins, sans oublier un banc de coréens
agglutinés sur les quatre premiers aquariums de
l’entrée, rendant l’atmosphère suffocante alors que
l’on voit tout pareil, en mieux et en toute
sérénité, 40 mètres plus loin). Puis
nous voilà en route pour le « sud »
(enfin, l'ouest), avec un délire collectif au moment
d’embarquer une nouvelle fois dans Shinkansen : les petits
pour le « go-nez » du train, les parents
car le timing a empêché de réserver une place
assise, faisant resurgir quelques angoisses à base de bento
mangé en équilibre sur une valise. Mais tout se
finit bien : Hiroshima n’est pas dans le triangle d’or, pas
sponsoring Saupiquet à l’horizon.
Hiroshima (plus d’un million d’habitants) est surprenante, même sous la pluie : nous attendions une ville grise et morte, nous trouvons une ville on ne peut plus vivante, forcément moins typique mais dotée d’une véritable activité. Après un passage au Genbaku dôme que nous trouvons petit (forcément, après une bombe A sur la gueule, et ensuite la construction d'énormes buildings après guerre tout autour), nous voilà dans le mémorial proprement dit, très pédagogique et pas aussi « voyeuriste » qu’escompté. Des voix nous avaient déconseillé d’y amener notre meute, force est de constater que les enfants grouillent un peu, que la mise en avant des pièces est habilement réalisée et n’expose pas à des séances de cauchemars à répétition, sauf à s’attarder 30 minutes sur l’unique galerie « blessures et suites » de l’endroit. A l’extérieur, une perspective plutôt canon se dégage entre l’arche mémorielle, la flamme de la paix et le dôme précité, lui-même entouré de petits édifices mémoriaux (celui des enfants rempli de dessins réalisés assemblage d’origami, celui des familles et même celui des étudiants dont le monument ornemental ne nous a que peu touchés, entre la saucisse en pierre et les réalisations de César (l’artiste qui vend des poteaux de chantiers sur les ronds-points, pas Jules). Jouxtant la partie culturelle, le grand centre piéton abrite d’innombrables boutiques au cachet bien plus élevé que celui de l’ensemble des villes visitées. Pas de boutiques touristiques ni de grosses masses de gens, nous sommes ici dans le Japon « du quotidien », qui bosse, qui sort le soir, et qui ne croise que peu l’européen tout en se montrant intéressé par l’objet, quitte à l’observer par un regard en dessous en rougissant de cette indélicatesse avant de se prendre les pieds dans la prochaine bordure de voie. Ce clacissisme se retrouve dans la panoplie de logements proposée : pas de ryokan choupi à foison, pas de Onsen décalés, ici le compromis de base sera l’hotel occidental. Au moins les cases du confort classique sont cochées. Par contre la chambre proposera 3 lits une place pour 4 personnes. Le charme parisien s’insinue partout. |
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