Japan tour - day 15 : Osaka by day - Den Den, Shin Sekai et gros plouf


Départ canon de notre hôtel qui l’est beaucoup moins, malgré un placement idyllique en plein coeur de Sotenbori  : il faut croire qu’un ascenseur qui te «  gnacke  » dès que tu passes (façon daim de Nara), un «  petit dej  » inclus dans les menus type de royal canin sous fond de requiem de Vivaldi, et une porte d’accès située entre deux love néons de love hôtels (bonjours mesdames) peuvent avoir raison de toute la résilience du touriste de base.

Sotenbori de jour diffère grandement de sa version nuit  : par la densité des gens et l’absence des néons évidemment, mais aussi par le type de population, qui passe de la bande de potes au profil plus familial. Le profil gustatif reste toutefois le même  : on ingurgite de la boulette de poulpe à 11H, à 13H, à 15H ou à 17H. La grande roue (flippante) du Don Quijote, que notre grand a absolument voulu emprunter la veille avant de rentrer, joue une partition plus modeste, loin du m’as-tu-vu de la veille.

Plus au sud, le quartier de Den den town ressemble effectivement à une réplique d’Akihabara (de l’anime, du jeu vidéo, du gorobot en jouet, du dvd parfois un peu limite, comme cet échoppier spécialisé dans les «  strict domination movies  » (on n’a pas cherché plus loin). Les salles d’arcade, sur plusieurs étages, sont des copier-coller de leurs homologues tokyoïtes, avec leur étage gatchapon et «  pinces pompe à pognon  » et leurs niveaux supérieurs remplis de bornes plus ou moins récentes, proposant bourre-pif et courses frénétiques. Pourtant l’ambiance est différente. Déjà parce que la ville, y compris le quartier, ne respire pas l’occidental. Cela nous a frappé dès l’arrivée  et se confirme ici : en tout et pour tout, nous avons du croiser 15 personnes non-asiatiques sur notre séjour, ce qui a un effet immédiat sur bon nombre de choses, notamment les prix, bien plus raisonnables ici.

Plus bas, le «  quartier  » de Shin sekai (un gros croisement quoi) propose une ambiance «  d’avant  », difficile à dater, entre ces dizaines enseignes insondables, ces temples coincés entre deux buildings imposants et cette tour centrale dont les néons traduisent les prévisions météos. Encore plus au sud, un gros bâtiment bien moche finit de justifier la lettre de licenciement que pourrait recevoir l’urbaniste en charge du quartier. Pourtant, ce bâtiment abrite une attraction unique, le «  spa world  », au nom aussi humble que les grosses statues et figurines manga disposées aux abords et dans le hall central de la bâtisse. Le concept est simplissime  : chaque étage (sur 8) propose une activité  : bains européens, bains asiatiques, débauche de nourriture, parc aquatique (oui au 8eme étage, je m’en fous j’ai un pote urbaniste). Les bains étant proposés «  en noisette  », pas question de mélanger les genres. En fonction du mois, papa et fistons partiront donc pour la Grèce, l’Espagne ou la Finlande tandis que maman découvrira des bains asiatiques plus classiques. L’étage parc aquatique se veut plus classique (et mixte, ce qui a permis de constater que le burkini-combi qui fait hurler en France est la tenue japonais de base, le bikini étant réservé à la loli de 14 ans et à l’occidentale qui se sentait presque plus pudique à l’étage précédent).

Attention toutefois, si l’endroit peut faire penser à une «  redite  » du Monogatari de Tokyo, une expérience de 10 minutes suffit à comprendre sa méprise. Là où le Monogatari joue le jeu du Japon traditionnel, à grands renforts de Yukata, ambiances feutrées et autres fish-therapies, au Spa world, on serpente entre les statues de Zeus ou de centurions en carton-pâte et on bubulle dans une ligne de faux baquets Finlandais avant de renfiler son maillot pour rejoindre le toboggan géant. Ici le petit poisson choupi ne soignera aucun de vox maux, si ce n’est celui de la grosse faim.

Et dire qu’un petit temple mignon se situe à trois rues de là.

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