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Après plus 6 mois d’attente
(nous avons tout booké en janvier pour un départ
début août), nous voici sur le point de prendre
l’avion, ou plutôt les avions en comptant notre petite
escale à Séoul.
![]() Premier constat : 13H de vol, c’est long, même quand les petits jouent le jeu en regardant vice-versa en anglais comme s’ils découvraient la huitième merveille du monde. Notre escale en Corée (du sud hein) est l’occasion d’entrer en contact avec le principe de rigueur : là où les fiers agents français avaient fait preuve de « vigilance », virant bouteilles d’eau et de soda, les agents coréens travaillent leur poildecuisme, virant sans ménagement de nos affaires le petit coupe-ongle et une sorte de lime à ongle en métal (nous laissant péniblement notre paire de ciseaux à bouts ronds, histoire de pouvoir découper un pansement en 30 minutes en cas d’urgence). Peu d’atomes crochus donc pour notre premier contact asiatique, même si les choses changent vite d’aspect arrivés à Tokyo. Là, nous récupérons notre railpass (forfait illimité en transport et nouveau meilleur ami après René Coty) et prenons notre premier express pour le centre de Tokyo. L’occasion d’apprendre que les trains japonais dont divisés en wagons, certains sujets à réservation (ici 1/3) et d’autres à montée libre. Ok, de toutes façons nous sommes 6 dans notre wagon, et nous inquiétons guère du sujet. A l’inverse, notre arrivée dans le quartier d’Ueno est brutale. Ce que nous anticipions comme un petit quartier « vert et mignon avec son petit parc » (forcément un peu déserté la nuit) se révèle être un quartier monumental grouillant de gens, partout, tout le temps, et placé sous une chape de plomb (35°, même à 23H). Nous progressons donc tant bien que mal avec nos valises pour trouver notre Ryokan à la force de notre plan, pour finalement nous retrouver paumés au milieu de ruelles interchangeables. Incapables de déchiffrer un système d’adresse directement sorti du Mordor, nous nous résignons, même à 50 mètres supposés du lieu d’arrivée, à demander à un taxi (croisé par hasard et en train de pioncer - sorry voilà les Français) de nous aider. Sauf que le malheureux ne parle pas français, évidemment, ni anglais, et que notre préparation linguistique sommaire ne nous permet pas encore de dire « je suis un con de touriste qui veut dormir mec, sauve nous ». Commence donc un échange en franglonais, sorte de montage désespéré visant à faire passer une information capitale entre un poisson-lune et un python du désert, pour tenter de trouver une issue amiable. Par chance, notre premier ami Nippon finit par entrer l’adresse du lieu dans son gps et nous fait signe de monter, pour finalement nous débarquer fièrement, cinq minutes plus tard, devant un bâtiment très joli...mais qui n’est en rien celui de notre Ryokan. Las, notre équipée tourne et vire dans les rues, jusqu’à ce que le miracle se produise au hasard d’une marche arrière, avec un nom familier apparaissant sur une enseigne. Trop contents de l’obtention de cette victoire purement fortuite, nous nous refrénons de sauter au cou de notre guide mais insistons pour lui payer la course, carte bancaire en main. Sauf que les taxis n’acceptent pas la CB, et que la notion de distributeur reste encore très abstraite pour nous en ce lieu. Souriant, le taxi indique un « free free » qui nous met mal à l’aise avant de partir continuer sa nuit, tandis que nous entrons dans le ryokan récupérer la clé de notre chambre et notre sacro-saint pocket wifi. Nous avons débarqué, et on a déjà bien douillé. Qu’importe, douche et futons sont là, comme la plus exquise des récompenses.
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