Japan tour - day 1 : Tokyo day 1 : discovery day - Asakusa


Notre première action diurne  : un rendez-vous matinal avec un collègue de bureau ayant eu la même idée d’exploration que nous et ayant achevé son périple, ce qui sera idéal pour prendre nos marques (et nombre de recommandations  !). Le rendez-vous est donné dans un «  bistro typique  » proche de notre ryokan. Chouette, nous n’aurons pas à appeler le taxi pour venir nous déquiller cette fois.

Après quelques enjambées sous la même chape de plomb que la veille (le Japon en août, ce sera 35°, 24/24 7/7), nous expérimentons une spécialité typiquement nippone  : la queue devant le micro-resto (20 minutes tout de même pour un bistrot de 14 places). Il semblerait que ce soit aussi le moyen de valider que le resto est bon. Tandis que notre ami fonce vers l’aéroport avec un rin de nostalgie, nous engageons notre première étape en solitaire, qui consiste à rejoindre un combini pour faire des «  courses en masse  » histoire de survivre pendant nos 6 jours à Tokyo. Sauf qu’ici ça ne marche visiblement pas comme ça. Déjà les combinis sont assez petits, de l’ordre d’un Franprix, voire d’un Monoprix de quartier pour les plus gros. Le choix de produits (pour un Français) est très limité, surtout si l’on élimine tout ce qui n’est pas certifié comestible (pâtes déshydratées notamment). Obtenir un légume est compliqué, sorti du choux ou de la tomate, et obtenir un fruit qui n’est pas une banane est à cheval entre l’enquête du FBI et l’investissement immobilier (20 euros la grappe de raisin).

Notre panier un peu famélique, nous nous dirigeons donc en caisse. A peine avons nous le temps d’engager notre queue en caisse et de remarquer que l’ATM (distributeur automatique) se trouve en effet généralement à l’intérieur des combinis que notre plus petit...vomit au milieu de la file des caisses, devant l’ensemble du personnel horrifié qui regarde, entre horreur et stupéfaction. Premier coup éclat de la famille des petits Gaijin. Nous nous sommes désormais une célébrité locale. Alors que nous tentons de nous faxer entre les bentos et de trouver de quoi réparer, une équipe de choc se met en place, nettoyant la place comme on change un pneu de F1 (serpi, séchage, parfumage en moins de 30 secondes chrono). Nous quittons le magasin honteux, avec trois briques de jus et cinq paquets de gâteaux, pour retrouver notre ryokan histoire de laisser le petit «  reprendre ses aises  » tout en veillant à ne pas faire subir aux tatamis typiques que notre pièce le sort peu enviable d’un combini. C’est fou comme quelque chose de mignon peut rapidement devenir stressant selon la situation.

Après une bonne période de récupération et une remise en forme à base de gâteaux (note  : ne plus acheter de gâteaux), nous nous décidons à sauver la journée en mettant le cap vers le quartier d’asakusa à l’est immédiat de Ueno. Le panorama offert, au milieu d’une masse grouillante de gens, se montre particulièrement varié  : un parc à thème (l’un des plus vieux du Japon, ce qui ne l’empêche pas de proposer des attractions parfois obsolètes au tarif «  suppo  »), un craftshop chaudement recommandé (avec un gars très sympa mais qui fait tout sauf des démonstations de craft, mais qui adore les campagnes françaises  !) et bien évidemment l’impressionnant temple Senso-ji, qui sonne un peu toc du fait de son rouge impeccable mais reste pleinement utilisé par les habitants qui exercent là, sans s’inquiéter du flux touristique, leur rite de prière (une courbette, une pièce balancée dans une caisse, une courbette – avec parfois une cloche actionnée, deux tapes dans les mains, une courbette appuyée). Moins à l’aise que l’hôte japonais, nous progressons péniblement dans la grande rue adjacente remplie de commerces touristiques. Arrivés au croisement entre les deux artères piétonnes principales, nous cherchons le chemin vers la rivière Sumida pour gagner un peu d’espace vital, quand notre grand nous interpelle urgemment  : le petit vient de vomir au beau milieu du croisement….

Finalement, abrités dans le parc jouxtant la rivière, nous gagnons un peu de fraicheur pour permettre à chacun de reprendre ses esprit, puis, la nuit tombant, nous nous engageons vers la skytree tower (la plus haute tour de Tokyo, dont l’ombre impressionnante se répand sur tout un quartier) avant de rebrousser chemin dans la galerie marchande, ne souhaitant pas imposer 1H30 de queue à notre petit gaijin vomissant. Après quelques clichés au détour du notable Kirby café (réservation obligatoire faut pas rêver), nous finissons autour d’un plat de yakisoba dans un restaurant «  à attente  » avant de nous rentrer, lessivés. C’est un peu la loose, mais au moins nous savons désormais retrouver notre Ryokan.


Diaporama Asakusa
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