Japan tour - bonus - fun facts de la maman


- la mamie qui voit les petits assis sous une fougère, écrasés de chaleur, qui les trouve kawaii et tape du coup la discute au papa (qui ne comprend pas trop mais comme ça a l’air d’être gentil, remercie dûment)

- les offrandes au Sengaku-ji  : des canettes de bière, de l’eau minérale (radin, va!), ou encore un litre de rhum martiniquais. Et du bon, j’ai vérifié. Les baguettes d’encens c’est pour les faibles.

- les petits qui veulent faire le train fantôme et qui en ressortent complètement affolés («  je vous l’avais bien dit que ça faisait peur  » - «  oui mais là j’ai vraiment eu peur maman  »). Les parents qui ont lu dans le guide que ladite attraction est réputée hantée par un fantôme s’y manifestant régulièrement hésitent à faire part de cette nouvelle aux enfants (ou alors on attend le coucher pour le leur raconter?).

- Partie de Mario Kart  : en fin de partie, les deux hurlent un «  ouais, j’ai gagné  !  » et le grand se décompose brutalement en voyant qu’en fait il est deuxième (à la grande satisfaction non dissimulée du petit).

- l’histoire d’Hachiko. Il a fallu expliquer à peu près douze millions de fois que OUI, si le cabot a survécu dix ans à son maître, c’est qu’il a trouvé une autre famille, n’avait pas besoin d’aller à l’école et n’a pas eu de mal à trouver de la nourriture après la mort de celui-ci (et on hésite à ajouter à la douze millionième fois «  sinon il serait MORT DE FAIM TRES VITE eh oui mon petit alors voilà tu me LACHES avec le petit chien de la gare  »).

- le mec du ryokan qui te coupe la clim dans ton dos quand tu quittes ta piaule à 9h du matin. Tu rentres le soir rincé, suant, soufflant, le couloir du ryokan est glacial mais ta chambre elle est à température ambiante. For-mi-dable. D’autant que la télécommande de la clim, elle, est en japonais. Tu te retrouves donc à appuyer au pif sur tous les boutons en espérant trouver la fonction congélation.

- le Japonais qui a mis un antivol sur son vélo. Oui oui il l’a mis. Dans le panier, bien posé. Histoire de bien faire comprendre à un voleur potentiel «  t’as vu mec, j’ai un antivol alors déconne pas  ».

- le petit Japonais de deux ans environ, qui a récupéré l’une des barrières en plastique du zoo (l’une de celles qui matérialisent le chemin d’accès aux pandas) et se balade partout avec.

- l’employé de la JR line à la gare d’Ueno, qui te contrôle le matin, te reconnaît le soir à 22h (mais tu fais des journées de combien d’heures mon gars?) et, trop content de caser ses quelques mots de français peut-être appris au lycée ou à la fac, te gratifie d’un «  bonne nuit  » sonore et fort enjoué.

- il est presque 15h et on n’a pas encore mangé (ben oui quoi les enfants n’ont pas réclamé alors que le petit nous sert d’horloge pour ça d’habitude). On avise une buvette-paillotte dans un parc et on commande deux bols de riz et un plat de nouilles, le tout pour un prix plus qu’honnête, avec une serveuse qui s’excuse douze fois qu’on va attendre et t’apporte au bout de deux minutes les plats, avec du thé et de la soupe en prime, le tout sur un plateau en laque dans des assiettes en porcelaine. Ah oué. Quand même.

- chouette, un petit bout de forêt derrière le temple  ! Ah, un ours y a été vu il y a dix jours  ? Bon bah pas de petit bout de forêt du coup.

- le shinkansen est réputé le train le plus à l’heure du monde. Eh bien je peux vous dire que ma poisse légendaire s’est bien confirmée. J’ai réussi à mettre le shinkansen en retard. Tu peux pas test.

- cinq jours après la visite de Shibuya, le petit qui, tout à trac, t’appelle  : «  maman, maman  ?  Et le petit chien alors, qui lui a donné à manger  ?  ». PERSONNE, c’est le voisin de son maître qui l’a mangé, voilà.

- chouette, un petit bout de forêt derrière le temple  ! Ah, il y a des singes «  agressifs  » dont il ne faut surtout pas s’approcher  ? Bon bah pas de petit bout de forêt du coup.

- la fille du musée du train qui gère l’accès à une locomotive où on peut faire des photos. Surexcitée, parle fort, rit fort, explique fort, s’enthousiasme fort devant le moindre geste des gamins (et Dieu sait qu’ils en font des gestes des gamins dans un musée du train). Sauf quand elle voit arriver les deux seuls petits gaijins du musée  : là, elle file fissa avec son matos se cacher à l’arrière du wagon pour trouver un truc urgent à ranger. Elle n’a même pas essayé de nous vendre les photos souvenirs qu’on pouvait faire avec la machine (Hashtag je parle pas anglais et ce musée n’est pas prévu pour les gaijins, vous pouvez pas aller visiter des temples comme tout le monde  ?).

- chouette, un petit bout de forêt autour des toriis  ! Ah, il y a des singes agressifs ET DES SANGLIERS  ??? Bon bah pas de petit bout de forêt du coup.

- le saké maison offert par la dame du gîte à Nara. Heu, comment dire… Tu bois un verre, tu tombes, tu te réveilles deux heures plus tard avec la gueule de bois. Pourtant c’était doux et sucré, j’ai pas bien compris.

- chouette, un petit bout de forêt derrière le temple  ! Eh non, cette fois, pas de bête féroce, on a pu aller dans le petit bout de forêt et s’y balader au milieu des cerfs jouant avec les fesses des touristes. C’est limite décevant à dire, au fond, on s’attendait presque à croiser une pancarte sur les dahus mangeurs de chair humaine.

- chouette, un petit bout de forêt derrière le temple  ? Ah, il y a des serpents «  deadly venomous  »  ? Ah ouais quand même. Mais on y est quand même allés. En même temps c’était un puissant adjuvant pour faire marcher les mioches  : «  avance, sinon les serpents sortiront des fougères  ». Vous avez dit parents indignes  ? Certes, mais ils sont montés, eux.




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