Tout apprentissage d'une langue nécessitant préalablement celui des signes qui la compose, c'est logiquement que cette leçon va vous permettre de vous familiariser avec les nombreux et parfois complexes signes de la langue du soleil levant :
- nombreux, car si "l'apprenti francophone" aura comme carcan principal de se familiariser avec 26 signes (note pour ceux qui cherchent:les lettres de l'alphabet), "l'apprenti nipponophone" aura pour sa part à entamer non seulement l'apprentissage de deux alphabets distincts (l'hiragana et le katakana), mais aussi celui d'un certain nombre de signes originaux d'origine chinoise (appelés kanjis) sans lesquels toute tentative de lecture du journal nippon local prendra vite une tournure désastreuse.
- complexes, car pour l'européen moyen habitué à ses belles lettres rondes, la transcription de la langue japonaise demandera un effort particulier, d'autant plus lorsqu'il s'agira de l'élaboration d'un "kanji" dont la nature dérivée du chinois amènera souvent son auteur à executer une véritable oeuvre calligraphique.
Reste que le but de ce dossier n'étant que de vous initier à la langue japonaise et de vous permettre de baragouiner quelques chose d'assez basique (et surtout de juste), l'apprentissage des signes en eux-même relevera donc du second plan, tandis que la compréhension de la structure des alphabets (voir ci dessous) constituera un élément primordial.
l'hiragana
Fondamentalement, l'hiragana est le "vrai" alphabet japonais, ou tout du moins le plus courament utilisé. A la différence du français, vous remarquerez que chaque signe correspond à une véritable syllabe, ce qui a pour effet bénéfique de simplifier la construction d'une phrase et de limiter les fautes (moins de signes à placer = moins d'édifices branlants, c'est implacable). Reste qu'en contrepartie les signes se révèlent donc forcémment un peu plus nombreux :

le katakana
Second alphabet de la langue japonaise, il est intéressant de savoir que les "sonorités" qu'il définit sont les mêmes que celles issues de l'alphabet hiragana. Dans les faits, cet alphabet sert principalement à transcrire les mots étrangers (ce qui renforcera se présence sur les devantures de magasins et autres publicités utilisant des néologismes) :

les kanjis
Il s'agit de signes plus complexes issus de la langue chinoise, décrivant des mots ou des syllabes. Une étude a montré qu'il fallait au minimum en connaitre 200 pour effectuer une lecture "potable" d'un journal quotidien (sachant que tout kanji peut s'écrire via les alphabets classiques, ce que pratiquent d'ailleurs les jeunes écoliers japonais) :

ex: "amour"(se prononce :"aï" )
Une autre forme d'expression écrite est le "romaji", c'est à dire une formalisation des sonorités japonaises utilisant l'alphabet occidental. C'est cette forme que les fiches suivantes utilisera, par souci de simplicité.