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A Tokyo, les
distances peuvent vite paraître longues, surtout au mois
d’août, avec les 37° /90 % d’humidité de
rigueur. Le piéton devra s’habituer au sens de
circulation (ici, on roule à gauche rappelons-le) au
risque de se faire tailler un short par une voiture voire un
vélo. A ce sujet, une fois les réflexes acquis,
traverser une route est très facile, notamment à
Tokyo ou le petit bonhomme vert explique non seulement le moment
de traverser mais aussi la durée restante (avec un
parfait respect par tous, on n’est pas à Casa ici mec).
Il faudra par contre, hors grosses artères, accepter le
fait que piétons et vélos partagent leur espace de
circulation, parfois restreint et dénué de
trottoirs. Niveau transports en commun, inutile de s’attarder
sur la ponctualité, effectivement impeccable (avec moult
messages d’excuse dès que l’arrêt à quai
dépasse les 15 secondes).
Le
métro de Tokyo est tentaculaire, opéré
par multiples sociétés et types de trains
(metro, yamanote, express, yurikamome…). Les files d’attente
sur le quai sont effectivement impeccables jusqu’à
l’ouverture des portes du métro, même si l’on
échappe pas au détenteur de l’anneau qui les
grillera tous, passant au milieu des deux files
étendues de chaque coté de la porte à son
ouverture. On paye son ticket en fonction de la distance
à parcourir sur le même réseau (ex :
deux réseaux, deux tickets) avec possibilité de
rajouter du rab à la sortie en cas d’erreur ou de
changement soudain de destination (attention par contre
à ne pas se planter, car si le tourniquet semble
« ouvert au passage », y engouffrer un
mauvais ticket -ou pas de ticket du tout – enverra un
portillon droit dans tes noisettes). Côté
pratique encore, dans les différents escalators, on se
rappellera le sens de circulation sus-décrit et on
veillera à serrer à GAUCHE, le contrevenant
droitiste « papi franchouille »
s’exposant à une lignée de «
sumimasen » gênés de ses
poursuivants. Le personnel de transport est à l’image
du « mindset » japonais
entr'aperçu : super serviable (avec un agent
systématiquement caché pas trop loin, qui
récupère ta carte bleue coincée, qui
vient t’aider quand tu essaies d’acheter un ticket metro sur
une borne express, qui te rattrape quand tu vas manifestement
entrer dans le train « kifopa »...). Les passagers sont, en tendance, plutôt ouverts et bienveillants, au point de vouloir laisser une place quand un seul petit est assis (non mec, tu as travaillé toute la journée en costume, tu vas garder ta place et mes beach boys vont en partager une), et vous remercier d’une courbette appuyée quand vous lui rendez sa place. |