Cakeland : une histoire pas comme les autres
Partie 1: du néant au rêve
Difficile de savoir comment tout ça a commencé, et encore plus de savoir ou cela finira : ce qui est certain, en tout cas, au jour d'aujourd hui ,c'est qu'un pas de géant à été franchi, avec quelques hésitations certes parfois, mais aussi avec une telle rage de vaincre que les générations futures, se penchant sur le résultat obtenu, ne pourront que s'exclamer, sans aucune pudeur, et j'avance même avec une certaine fierté, " ho mais comme c'était des blaireaux les parents, ho !! ".
L'histoire semble pourtant débuter de façon quasi-banale : nous sommes le 2 septembre 1980, en plein de cœur de la clinique beauregard de Marseille (très sympa d'ailleurs, avec une jolie vue sur la déchetterie). Là, au milieu d'une dizaine de braillards repoussants, se trouve un etre à priori banal, mais d'ores et déjà doté d'un formidable sens des réalités (conséquence prévisible de la possession innée d'un outil nasal de toute première envergure, pointant toujours dans la bonne direction), doublé d'une faculté de communication et de rapport à l'autre sans égal qui en dit long sur son avenir social….

Malgré cela, j-s, car c'est son nom, s'en tiendra à suivre une
scolarité normale, gravissant un à un les échelons du
primaire, du secondaire enfin du supérieur (non sans se manger quelques
barreaux au passage). A coté de ce bilan scolaire plus que prometteur, j-s
apprend à vivre en société, à s'émerveiller
devant les petits bonheur de la vie citadine (crottes de chiens sur les trottoirs, bouches
d'égouts mal refermées…) qui n'ont de cesse de faire monter
en lui une sorte de pulsion-dévorante, le menant à se lancer
à corps perdu dans la découverte du juste, voire le surpassement
se ses limites : c'est dans ce but d'ailleurs qu'il entreprendra des études
de droit fiscal, n'hésitant pas à appliquer dans la vie de tous
les jours les principes théoriques recueillis chaque jour sur les bancs
de la cafétéria de l'université, questionnant les gens
sur leur penchant politique, leurs aspirations socio-économiques, ou
sensibilisant sur les vertus curatives de la hausse d'impôt et du gel
des salaires des couches mal informées de la population,qui boivent
ses conseils….et les lui rendent bien…..

Mais cela ne suffit pas, et du fond de l'intrinsèque intimité de sa personne (estomac, 3eme cellule à gauche) germe une volonté de mieux faire et de transcender les glorieux résultats obtenus jusqu'à présent (3 émeutes,226 hématomes,et 3235euros d'amende…). Seulement voila, malgré toute l'envergure de son outil nasal, l'immensité de la tache envisagée est telle que le désespoir s'empare de son être….