Les jiho des mariés - festival d'altitude


La route espagnole est rude, vicieuse et peu amène pour le touriste débutant à la recherche de son chemin. Aussi, le fait d'avoir déjà donné du volant constituait un avantage appréciable au moment de renouer avec le paysage routier andalou. En pratique, notre grimpette jusqu'à Ronda, ville montagneuse s'il en est, avait su mettre en exergue tout le soin apporté aux  infrastructures routières espagnoles, avec son lot de sensations fortes et de décisions saugrenues. Une qualité que la morphologie de la route et de ses usagers nous avaient laissé tout le temps d'apprécier, durant ces presque deux heures de pur plaisir routier.

Mais le natif est reconnaissant, et avait eu la gentillesse de laisser le hasard récompenser notre entrain : le jour de notre arrivée était précisément celui de la grande parade marquant le début de la feria locale. 
Quelque chose vient de tomber...

Ibiza bien sagement posée, temps était donné de découvrir les quelques charmes locaux, ceux-là mêmes qui avaient dû mener Michelle Obama à précéder de peu notre passage. De fait, la trace de ce passage était affichée avec fierté, voile pudique étant toutefois jeté sur la capacité bien décevante de la maison blanche à bénéficier d'un pifomètre de date de visite favorable. Sans rancune.

Tout comme Michelle donc, nos pas nous avaient menés jusqu'au pont reliant les deux moitiés de la vieille ville, d'où le panorama confirmait bien qu'il fallait être un assaillant bien motivé pour décider de prendre d'assaut une telle cité, bien que quelques aménagemements aient pu être réalisés depuis pour faciliter l'exercice.
La bonne info

Ronda possède la plus ancienne "plaza de los torros" d'Espagne (construite en 1785).

Elle accueille aussi, durant tout le mois de septembre, les traditionnelles "corridas de Goyesca", qui représentent l'évènement majeur de la tauromachie nationale.
Profitant de cette situation et de l'absence définitive de vis à vis, la ville pouvait alors s'enorgueillir de quelques petites pépites suspendues, telles le Palacio de Mondragon et ses pièges vicieux, ou encore la maison de Don Bosco, dont le jardin pourtant impeccable n'avait pu que s'effacer devant quelques autres choses plus déraisonnables.

Mais le temps passait, et, pas comme Michelle, nous avions rapidement été invités à rejoindre la rue centrale pour quelques festivités attrayantes.


Voir le diaporama du défilé

"Si tu veux vaincre le taureau, tu dois devenir taureau" (mais je suis capricorne!)

Ronda se voulant une ville majeure de la tauromachie espagnole, le centre ville dispose de tout un arsenal évoquant la confrontation entre l'homme fortuné et l'animal, cette ferveur locale faisant que tout animal innocent errant dans le coin est irrémédiablement mis au bon soin des couleurs locales.

Sur ce fond historique, quoiqu'un chouia artificiel, il était donc temps de rejoindre les prestigieuses arènes de Ronda pour une visite colorée, avant d'affronter l'ultime corrida routière : la dernière étape du voyage était en vue.


voir le diaporama des arènes

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