| Après
deux semaines passées au "coeur des terres, en plein cagnard,
temps était venu de rejoindre l'Espagne du bord de mer, en plein cagnard aussi mais avec la mer. La premier judicieuse idée avait donc été de faire un léger détour pour aller se planquer dans une grotte, comme nous le proposait généreusement notre précieux guide (deux "*" d'appréciation, la classe!). Le cap était donc mis sur très bien nommées cuevas de Nerja. I Cuevas, ton univers im-pi-toy-a-ha-bleuuuuu Sur place, l'équipe gérante des grottes allait vite nous rappeler qu'en plus d'avoir rejoint une région côtière, nous avions aussi eu la chance de rejoindre une zone de tourisme estival de masse, de celles où l'on aime faire marcher le touriste. De fait, passé les très aguicheuses affiches, présentant stalagtites et belles peintures rupestres, puis le guichet d'entrée, présentant jeunes filles à casquettes mais pas de lecteur de cartes de crédit, nous avions eu droit à une marche gratuite de 15 minutes pour rejoindre le distributeur le plus proche, dans le village en contrebas (de l'autre côté de l'autoroute). Chouette. Une fois dans les grottes, et après s'être fait placer comme nos sept prédecesseurs devant le stalagtite typique pour une photo typique, nous nous étions cramponnés à la rampe humide bordant notre passerelle métallique. Et puis rien. Continuant dans notre couloir, serpentant au milieu des stalagtites et des amas rocheux, nous avions attendu longtemps les peintures promises, voire même une simple once d'authenticité. |
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| L'on
nous avait alors expliqué que la partie scientifique de la grotte
(70%) était fermée au public, que cela était normal. Tellement
évident
qu'il n'était pas nécessaire de le signaler à l'entrée visiblement.
Il
avait donc fallu rabattre notre ardeur sur les quelques cavités surexposées
du site, sur la scène de concert "underground" creusée au coeur de
la
grotte et sur les gérémiades incessantes d'Ignacio, petit garçon
déambulant quelque part à 30 mètres de nous et dont les cris aigus
redoublant ceux de son papa n'avaient pas manqué de me rappeler à
mon
cher Erwan, héros de ma
vie de jadis. Au bout d'une trentaine de minutes, un peu consternés, nous avions rejoins là sortie. L'on nous avait alors proposé d'acheter notre photo typique. A ce niveau là, nous avions décidé d'accepter, et de vite oublier cet épisode fâcheux. Quelques minutes plus tard, la barrière de parking automatique (à pièces) nous faisait repayer la sortie, faute de ne pas avoir jeté Ibiza assez vite sur la route. Mais nous étions finalement libres, ouf. |
La bonne
info Malgré
une
taille significative, Nerja peut être vu comme l'un des
multiples "villages blancs" disséminés en Andalousie.
A proximité de la ville se tient d'ailleurs le village de Frigiliana, peut être plus typique, malgré quelques caractéristiques rappelant fortement une autre ville verticale de la région... |
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II
Une glace dans le vent
L'arrivée à Nerja avait racheté toute la matinée perdue. La ville, notament son très prisé balcon de Europa, s'était revélée particulièrement accueillante, tout comme la spécialité culinaire locale (et sa version double-spécialité). Quelques instants de réflexion au sein de notre hôtel (Don Peque, tenu par des Français et fortement recommandé) avaient d'ailleurs décidé à nous intégrer dans le panorama, avec parfois à quelques difficultés climatiques. |
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