Trois lutins verts. Un troubadour avec sa flûte. Une sorcière ricanante. Le tout est confortablement installé à une table non loin. A côté de cette cour, l’œil curieux découvre une Blanche Neige souriante et étonnamment bien bâtie, sans son prince, mais entourée d’une pinte et de 7 petits nains. Insolite scène de soirée d’été parisienne. Frayeur. A bien recompter, les nains ne sont pas sept, mais six. On se renseigne, on écoute les réponses : ha ok, on a paumé Grincheux. Dommage. Atchoum, visiblement très préoccupé, espère qu’il ne s’est pas fait embarquer sur la route pour tester le nouveau vaccin contre la grippe A. Les nains sont prévenants. |
![]() leçon
5
: déconne ne rime pas nécessairement
avec excès de pression
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| Un quart
d’heure
passe. Grincheux
arrive enfin, transpirant et se confondant en excuses. Le
cortège aux oreilles
pointues, peu revanchard, le salue comme un héros. Blanche
Neige finit sa
pinte, en recommande une autre tout comme ses sept plus proches
acolytes. Un
toast à la « santé des grandes
oreilles » est porté. Une petite mamie
(aux oreilles non pointues) passant par là
dévisage la troupe et marmonne
quelques « ronchonneries ».
Interdit aux oreilles rondes, ben ouais,
c’est comme ça. Cocasse. Il est maintenant onze heures. Malgré son air patibulaire (mais presque), Grincheux reste le seul nain à peu près montrable. La chance du retardataire sans doute. Toute la maisonnée ou presque est pourtant « prête à remettre ça au prochain café » et s’empresse d’ailleurs de finir la tournée en cours. Non loin de là, Timide termine sa préparation à fumer, de quoi vraisemblablement lui donner un coup de fouet avant la prochaine escale. Tristesse. Les
voyant
lever leur verre, je
me rappelle et constate la justesse des propos de Alors plus que jamais n’insistez pas, je n’enterrerai rien de cette manière. Question de respect dû au défunt. Et tant pis si je passe encore pour un grincheux. |
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