Les JiHo du marié - 4 (enduro logistique)


Août. Plus que deux mois avant la date fatidique. Déjà 8 mois d’organisation derrière nous. Fierté : les remous et incertitudes des premiers moments s’estompent. Chacun sait désormais parfaitement ce qu’il doit faire et cela se voit. Tout roule ou presque. La période estivale permet même de se poser un instant, de se frotter narcissiquement les oreilles devant le travail accompli :

- les petits nœuds de l’épreuve précédente (et les cartons allant avec) s’en sont allés, le cœur serré, rejoindre leur destinataire. On a même cru comprendre que le postier avait fait son boulot.

leçon 4 : la logistique, c'est une question de sang froid!
- la preuve, on a même reçu quelques réponses dans les délais, de personnes chères qui vont venir d’un peu partout !

- d’ailleurs entre ceux qui vont venir en train, en avion, en voiture, en moto, en navette, ensemble ou séparément, on sait déjà qu’on va en perdre quelques uns en route. On sait que c’est la tradition on assume… mais on espère quand même qu’ils seront tous là pour le dessert !

- les professionnels du son (les DJ quoi) sont en pleine migration. Vers l’Australie,
la Laponie, l’Uruguay….mais jamais la France. Tant  pis, on connaît désormais son numéro de téléphone par cœur, on a chopé son adresse, on a kidnappé ses gosses et fait livrer chez lui des pizzas aux anchois qu’il n’avait pas commandé. Il est à bout et va bientôt rappeler, on le sent.

- le traiteur/hôtel qui « manage » l’opération a compris notre demande et fait son possible pour proposer des solutions permettant aux invités, notamment ceux ayant présumé de leur charisme face au champagne, de dormir heureux et en sécurité à la fin des hostilités. Pour les plus touchés, qui auront besoin d’assistance, de grand air et de stabilité, on a même pensé à une solution sur mesure : nuitée sur la pelouse, avec les hérissons. Et hop !

- les autres couples sont en ébullition et nous envient, car eux se marient dans deux semaines et sont encore aux prises avec une liste d’invités non figée, un DJ parti aux Antilles pour la semaine et/ou une gestion logistique qui prend l’eau. Mais nous on est solidaires : on se moque, on soupire, on prend l’air désolé et on donne même des conseils en fronçant les sourcils, l’air sérieux. Bref on se la pète en attendant que quelqu’un vienne nous rendre la monnaie de notre pièce….plus tard. Car c’est chacun son tour hein, la frime, c’est le moindre des savoir-vivre !


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