Les JiHo du marié - 1 (le -lancer de- poids d'incertitude)


70% des parisiens mariés finissent par divorcer. Assez dur à l'oreille. Particulièrement dur même quand on imagine une oreille proposant une sensibilité religieuse et/ou un attachement aux valeurs du lien juridique.

Evidemment, l'assemblée comptait bon nombre d'âmes catholiques (à des degrés divers) et, étonnamment, une bonne tripotée de juristes. Une assemblée sensible donc face à cette promesse d'un beau "bûcher" pour la majorité de ses 22 membres. Sur la base du volontariat, en plus.

Et pourtant rien n'a bougé. Tout le monde a mangé sa pizza sans le moindre noeud apparent, assuré de maintenir le cap. Par insouciance, peut être, par orgueil et appétit aussi, probablement. Par foi, oui, certainement.

Bref : une occasion parfaite d'observer qu'une multiplicité de croyances, emplies de distorsions de fond ou de raisonnement liées à l'implication d'un être divin, de notions abstraites, de règles morales, de visions et histoires personnelles, converger vers une volonté commune d'arriver à une même situation.

Une preuve que malgré la séparation voulue (et souhaitable) entre valeur juridique et valeur religieuse, une superposition des fruits de ces courants de pensée reste possible.

Basique, peut être, mais surtout inattendu, reposant, et encourageant (ne serait-ce qu'à poursuivre le marathon de la "préparation au mariage" dans un office qui n'est pas le sien).


leçon 1 : le poids, c'est dans la tête
 (donc ça ne pèse pas lourd)


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